vue des tribunes du stade de la Beaujoire

FC Nantes, Mercato 2023 : Mostafa Ahmed reste

By Loic

Prêté la saison dernière par Nantes à Galatasaray, l’attaquant égyptien est de retour à Nantes.

Vingt buts Mostafa Ahmed s’est fixé un objectif ambitieux pour son exercice. L’objectif est énoncé en français. L’international égyptien de 25 ans, qui avait été prêté par Galatasaray la saison dernière puis enrôlé dans l’équipe turque pour six millions d’euros en juin, sera désormais lié au FC Nantes. Inattendu, mais tout de même, il a fait mauvaise impression dans la cité des ducs. Tant au niveau de sa vie quotidienne que de son manque de temps de jeu.

A moins que la situation ne change d’ici le 31 août. Le proactif égyptien ne semble pas enclin à s’engager dans cette voie.

Oublions la polémique née de son refus de porter le drapeau arc-en-ciel à Toulouse le mois dernier pour lutter contre les préjugés homophobes. C’était hors de ma portée, mais j’ai eu l’impression d’abandonner l’équipe. Je suis gêné. Je respecte toutes les personnes et je crois que l’époque a changé. Surtout pour les musulmans dont les croyances religieuses sont importantes mais restent dans la sphère privée. L’enfant de Gizeh, avec le soutien de son père, se rendait aux matchs de football et laissait parfois de côté son travail officiel pour être présent. Il voulait aller de l’avant.

Bien qu’il ait séduit les supporters nantais par sa combativité, son sens du collectif et ses prestations de haut niveau, il n’a toujours pas pu rivaliser avec les autres joueurs. Malgré 11 buts, 5 passes décisives et 51 matches joués au total, toutes compétitions confondues, il a souffert de la concurrence. Mohamed n’a débuté que 18 des 36 matches de L1.

Il n’est pas nécessaire de suivre l’entraîneur à la lettre. Je respecte les décisions, les choix de l’entraîneur. J’ai pu aussi faire des erreurs. Il m’est arrivé de ne pas être à la hauteur lorsque j’étais titulaire et que nous étions 3 attaquants. Andy Delort marque de grands buts et j’ai beaucoup de respect pour lui. Il a fait beaucoup. Nous n’avons pas ressenti l’impact de la compétition. Tout le monde tirait dans le même sens et pensait à l’intérêt de l’équipe.

Il implore aussi l’indulgence s’il est autocritique. C’était ma première année de vie en France. Il m’a fallu du temps pour m’adapter. J’ai acquis de l’expérience. Mostafa Mohammad raconte des anecdotes. D’abord concentré sur le football, l’avant-centre nantais n’a fait ses premiers pas à Nantes qu’en hiver. Il n’y avait personne autour. J’ai été surpris ! Où était la foule du stade de la Beaujoire ? (rires) .

J’adore cette ambiance

Puis la pluie est arrivée : c’est un bel endroit, je le connais bien, je sors davantage maintenant, et toute ma famille est heureuse d’être ici. Les supporters nantais aussi. Même si je ne suis pas très attentif aux réseaux sociaux, on voit bien l’amour qu’ils ont pour leur équipe au stade. J’ai été respectueux envers les supporters et ils ont compris mon point de vue (sur la polémique des maillots arc-en-ciel). Je les respecte à mon tour. Le public nantais est chaleureux et enthousiaste, je ne refuserais donc pas l’opportunité de me produire pendant 34 jours consécutifs à la Beaujoire. J’adore cette ambiance.

Son nouvel objectif est d’atteindre le statut de propriétaire incontestable. Je vais m’entraîner dur pour gagner ma place. C’est mon contrat personnel. Aristouy avoue ne pas avoir vraiment connu son nouvel entraîneur Pierre Aristouy, compte tenu du stress d’une dernière saison et de la sélection de lundi.

Il prendra des cours de français

Mostafa a demandé à prendre des cours de français pour montrer sa volonté d’intégration à long terme. Après avoir beaucoup compté sur Moussa comme traducteur pour communiquer en anglais avec ses partenaires et ses amis, Mostafa avait demandé à Moussa d’être son traducteur. Il connaît donc les chiffres. Le 20e est le même. Dans toute sa carrière, il n’a jamais atteint les 20 buts. Le fait est que si Marama Vahirua, qui fut sa première équipe, atteint ou approche ce chiffre de buts, sa signature d’archer sera intégrée au folklore nantais comme le coup de pagaie que Marama Vahirua utilisait deux décennies plus tôt.

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