Quelle est la capitale historique de la Bretagne ?

By Erwan

Dans la quête de la capitale historique de la Bretagne, deux villes émergent avec des récits et des rôles distincts : Nantes et Rennes. Cet article explore leur importance dans l’histoire bretonne, analysant les dynamiques politiques, culturelles et identitaires qui ont façonné leur statut. Entre Nantes, ancienne capitale ducal aux profondes racines historiques, et Rennes, capitale administrative vibrant au rythme de la culture bretonne contemporaine, se dessine une histoire riche de rivalités, mais aussi de complémentarité.

La question de la capitale historique de la Bretagne est une interrogation plongeant ses racines dans les méandres de l’histoire, de la politique et de l’identité culturelle. Elle met en lumière les dynamiques changeantes de cette région emblématique de la France, ainsi que les villes qui ont joué un rôle central dans son développement historique et culturel.

Au cœur de ce débat, deux villes se distinguent : Nantes et Rennes. Cette analyse approfondie vise à explorer le rôle de ces villes dans l’histoire bretonne, tout en éclairant les nuances qui définissent leur statut de capitale historique de la Bretagne.

Nantes, berceau historique et contesté

Une ville au cœur de l’histoire bretonne

Nantes se situe à la confluence de la Loire et de l’Erdre, marquant une position stratégique qui a longtemps servi de porte d’entrée vers l’Atlantique. Historiquement, Nantes a occupé une place prépondérante dans le développement de la Bretagne, en tant que siège des Ducs de Bretagne. Le Château des Ducs de Bretagne est un témoin silencieux de cette époque révolue, où Nantes rayonnait comme centre de pouvoir politique et culturel breton.

Nantes et la Bretagne : une relation complexe

La relation entre Nantes et la Bretagne s’est complexifiée avec le temps, notamment avec la création des régions administratives françaises au 20e siècle. Nantes s’est retrouvée séparée de la Bretagne administrative pour intégrer la région Pays de la Loire, suscitant des débats et des revendications pour sa réintégration dans la région Bretagne. Cette modification a laissé une empreinte indélébile sur l’identité de la ville et sa place dans l’histoire bretonne.

Rennes, capitale administrative et cœur battant de la Bretagne

Un rôle politique et culturel affirmé

Rennes, préfecture de la région Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine, s’affirme comme le centre politique et administratif contemporain de la Bretagne. Abritant le Parlement de Bretagne, symbole de l’autonomie judiciaire de la région jusqu’à sa dissolution en 1790, Rennes joue un rôle crucial dans la gestion et la représentation de la Bretagne moderne. Sa position comme capitale régionale est renforcée par sa vitalité économique, culturelle et éducative, faisant d’elle un pôle d’attraction majeur.

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Rennes et l’identité bretonne

Rennes est également un centre vibrant de la culture bretonne, où la langue, la musique et les traditions bretonnes sont célébrées avec ferveur. La ville accueille chaque année des festivals et des événements qui mettent en valeur le patrimoine culturel breton, renforçant son statut de capitale de cœur de la Bretagne.

Nantes et Rennes : deux capitales pour une région

La Bretagne se distingue par la richesse de son histoire et de sa culture, incarnée par Nantes et Rennes. Si Rennes occupe aujourd’hui la position de capitale administrative, Nantes demeure une capitale historique et culturelle dont l’influence sur l’histoire bretonne est indéniable. Cette dualité reflète la complexité de l’identité bretonne, tiraillée entre son passé et son présent, entre ses frontières géographiques et ses liens culturels.

Une rivalité fraternelle

La rivalité entre Nantes et Rennes pour le titre de capitale de la Bretagne transcende le simple cadre administratif pour toucher à l’identité même de la région. Chaque ville apporte sa contribution unique à la culture et à l’histoire bretonnes, enrichissant le patrimoine régional.

Vers une reconnaissance partagée

La question de la capitale historique de la Bretagne soulève des débats passionnés parmi les Bretons et les amoureux de la région. Elle invite à une réflexion plus large sur ce qui définit une capitale dans le contexte d’une région au patrimoine aussi riche et diversifié que la Bretagne. Reconnaître à la fois Nantes et Rennes comme des capitales, chacune dans son domaine de prédilection, pourrait être une manière de célébrer l’unité dans la diversité de la Bretagne.

Une capitale, plusieurs dimensions

La question de la capitale historique de la Bretagne ne saurait recevoir une réponse univoque. Nantes, avec son passé de capitale du duché de Bretagne, et Rennes, capitale administrative et culturelle de la région, illustrent les multiples facettes de l’identité bretonne. Au-delà d’une simple désignation, reconnaître la valeur historique, culturelle, et politique de ces villes est essentiel pour appréhender la complexité et la richesse de la Bretagne.

Cette exploration soulève des questions fondamentales sur l’importance des symboles historiques et culturels dans la définition de l’identité régionale. Elle met en évidence la nécessité d’une approche nuancée, capable de reconnaître et de valoriser les contributions diverses des villes à l’histoire et à la culture d’une région. En définitive, la capitale historique de la Bretagne est moins une question de géographie que de mémoire, de culture, et d’identité.

41 réflexions au sujet de “Quelle est la capitale historique de la Bretagne ?”

  1. Nous ne sommes pas obligés de reproduire, pour la Bretagne, le schéma d’organisation de l’Etat en France.
    Nous pouvons imaginer le pouvoir répartit sur plusieurs capitales régionales. C’est d’autant plus facile grâce à internet.
    Par exemple : Nantes capitale économique de la Bretagne, Rennes sa capitale administrative et Brest sa capitale maritime

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      • Et…..?

        Nantes est la capitale de la Bretagne, point barre.
        Des parisiens ont créé une nouvelle région pour un équilibre économique en rattachant Nantes,la roche sur Yon, Angers, le mans et Laval,en une nouvelle région appelée » pays de la Loire ».
        Déjà, la Loire ne passe ni au mans,ni à Laval,ni à la roche.
        De ses villes,il n’y a que peu d’histoire,d echanges économiques entre elles à l’époque.
        Il a donc été créé une nouvelle région ÉCONOMIQUE seulement, stérile d’histoire commune.
        Je n’ai pas eu le même livre de géographie que mon frère ainé.
        Lui, Nantes était en Bretagne.
        Le premier conseil régional des pays de la Loire,eu lieu dans les années 70…
        pour dire .
        Mes filles, comptables, infirmières, nuls en histoire, parceque ça ne les intéressent pas, voient Nantes en pays de la Loire.
        Dernièrement,un parisien espagnol ( Valls) a créé la région  » nouvelle aquitaine » , encore un truc débile, mais qui coûte moins cher que de renvoyer Nantes en Bretagne et les autres villes, dans leur région historique.
        Mais quand j’explique ça, dans mes déplacements professionnels dans le 29, le 22,nord 35 ou nord 56… tout le monde s’en fou….et surtout, qu’ils ont d’autres préoccupations que l’histoire.
        Donc Nantes est bien une ville bretonne, capitale  » économique » de la région des pays de la Loire.
        A la finale, la Loire, passe en Bretagne et je finis, le  » marais breton » sépare la Loire Atlantique et la Vendée , côté ouest.

    • Oui, il faut abandonner ce reflexe « jacobin » où tout doit être centralisé et dirigé depuis Paris. L’Allemagne est un bel exemple en la matière…
      Que Nantes et la Loire-Atlantique soient en Bretagne ne fait aucun doute. Nier l’Histoire est une grave erreur. Et ça ne me gène pas que la Bretagne ait plusieurs capitales comme ce fut le cas autrefois. Nantes, Rennes, Vannes, Brest ne sont pas concurrentes, mais complémentaires.
      Loïg

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  2. Lorsqu’il libéra Nantes des Vikings, Alain Barbetorte, chef breton, nomma Nantes capitale de la Bretagne.
    Pendant la période ducale, si Nantes est la capitale, Rennes couronne le Duc et héberge les États de Bretagne.
    Vannes est la 3ème, Quimper la 4ème et Saint-Brieuc la 5ème.
    Donc, une Bretagne déjà décentralisée à côté de la France du XIXème siècle qui ne voit que par son nombril parisien…
    Ce n’est qu’après l’annexion par la France que Rennes devint capitale.
    Question aux Bretons:
    Entre un Breton et un français, qui nomme une capitale pour la Bretagne, lequel choisissez-vous ?

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  3. Les Bretons ou Français d’aujourd’hui, même s’ils détiennent le pouvoir, ne peuvent changer l’histoire !…
    Qu’ils le veuillent ou non, Nantes est irrémédiablement
    Capitale historique de la Bretagne, associée à
    Rennes (avec son Parlement de Bretagne) sa Capitale administrative !
    Brest étant un port militaire et Saint-Brieuc ainsi que Saint-Malo des ports commerciaux.
    Bien sûr Vannes, Carhaix, Morlaix, Dinan, Quimper, St Pol-de-Léon, Lorient, Redon, Auray, Guérande, et j’en oublie, toutes ces villes ont fait ce qu’est la Bretagne aujourd’hui.
    Toutes sont indissociables de la Bretagne.

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    • Tout à fait d’accord !! Lorsque la France aura disparue ce qui va bientôt arriver la Bretagne avec Nantes comme capitale historique restera .

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  4. Le Gwen ha du avec ses neuf bandes blanches et noir symbolise les évêchés Bretons le noir pour le nord : Rennais, Nantais, Dolois, Maloin ,Penthièvre .Le blanc pour le sud :Léon, Trégor , Cornouaille , vannerais . La légende de l’hermine viendrait d’un animal gracié au cours d’une chasse par la Duchesse Anne de Bretagne.Le premier drapeau Breton serait une croix noire apparu au 12ième siècle ( le kroaz-du )et serait un symbole des premiers templiers Bretons Alors pourquoi vouloir changer l’histoire pour de «  capitales bretonnes qui fonctionnaient très bien depuis tant d’années. La décision de séparation de la Loire inférieure de la Bretagne a été prise par le gouvernement de Vichy .il faudrait parler des Bagadou stourm qui ,je pense ont été l’effet déclencheur de la décision de Pétain . Mais la c’est plus complexe !

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    • Il y a beaucoup de révisions de l’histoire pour essayer de justifier que l’ancien comté de Nantes, qui était une marche du Royaume de France, soit en Bretagne ; sans compter les divagations sur le drapeau moderne, le Gwen ha Du, en prêtant à celui-ci des significations incompatibles même avec son auteur, Morvan Marchal. On en voit même faire d’Anne de Montfort, reine de France, une grande duchesse bretonnante ou, avec ridicule, prêter des idées séparatistes à Pétain.

      Nantes (avec une culture et mentalité différente) a permis de maintenir le duché dans le giron de la France jusqu’à la fin des territoires de l’ancien régime ; ça fait partie de son histoire mais ça s’arrête là. Je pense que certains lorgnent sur l’attractivité économique de la la Loire-Atlantique, par profit. Cependant, celle-ci n’est possible que par ses liens avec les autres départements de sa région dont elle a toujours été proche.

      Pour avancer, un peu de culture aide beaucoup… et si la Bretagne (mais ce n’est en réalité que les velléités que de quelques hurluberlus) se sent(erait) le besoin d’une tutelle venant des Pays de la Loire pour s’en sortir, autant le dire franchement.

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      • Je vois donc qu’il faut vous apporter ce peu de culture font vous êtes cruellement dépossédé…

        La première Marche de Bretagne comprenait Rennes, Vannes et Nantes : doit-on remettre en cause leur identité bretonne également? Ah mais non, vous parliez certainement de la deuxième Marche de Bretagne…celle qui comporte l’Anjou, le Maine et la Touraine. (Les Angevins ne se sentent pas Bretons, je vous rassure.)
        En ce qui concerne d’ailleurs l’organisation administrative de la Bretagne, sachez que la Cour d’Appel de Rennes a autorité sur la Loire-Atlantique, un témoignage juridique d’une réalité inverse à ce que vous prétendez.
        Pour ce qu’il est du Gwenn Ha Du, j’attends que vous me trouviez une autre explication que celle de la représentation des neufs pays de Basse et Haute Bretagnes (parce que dire que c’est faux sans argumenter, c’est bien, mais ça ne sert à rien).
        Et pour finir, la Loire-Atlantique est résolument bretonne, de par sa toponymie, son architecture, son histoire, sa culture. Ce débat est celui d’une honnêteté historique et culturelle, et même si l’intérêt économique est au second plan, il ne peut être que bénéfique à la Bretagne et à son autonomie (ce qui est la position-même de Morvan Marchal et du Parti Autonomiste Breton (PAB).

        Au plaisir.

  5. Tout à fait d’accord !! Lorsque la France aura disparue ce qui va bientôt arriver la Bretagne avec Nantes comme capitale historique restera .

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  6. Naoned veut dire pays des Nanétes, donc pas des bretons!
    Anna de Bretagne était aussi de la famille des Beaufort dont elle a fait restaurer le château à Montfort l ‘Amaury .A moitié bretonne en fait

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    • La Bretagne était dans l’antiquité peuplée de nombreuses tribus celtes dont les Nanetes. Sa duchesse Anne était apparentée à d’autres lignées europennes de son epoque comme toutes les familles royales d’hier et d’aujourd’hui. Rien de nouveau dans tout cela. Aujourd’hui cette nation europenne dont la capitale nantaise ne cesse de croitre a vocation à retrouver son independance.

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    • ???? Naoned veut bien dire Nantes en Breton ( namnetes)
      Gwened ,Vannes ( venetes))….etc
      Et pourtant ces deux villes sont bien Bretonnes .
      Mon cher Mike je ne comprends pas votre
      Histoire de la Bretagne.
      Quoiqu’on en dise la Loire Atlantique était ,est et sera toujours BRETONNE.

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  7. Tout le monde peut donner son avis. La réponse appartient aux bretons de souche habitants principalement en basse Bretagne. Nantes n’est pas la capitale de le bretagne, c’est la même chose pour Rennes. Vannes s’en rapproche bien plus. Il peut y avoir d’autres villes de basse Bretagne pour le devenir. A savoir que dans son histoire les ducs de Bretagne ont habité dans différentes villes et Nantes était seulement la dernière. Si l’histoire avait continué rien ne dit que Nantes le serait resté.

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  8. Je pense que la capitale de la Bretagne devrait être Pontivy car cette ville est au centre du pays.

    D’autres parts, Rennes comme Nantes n’ont jamais parlé le Breton mais plutôt le Gallo ( langue d’Oc)

    Si nous voulons un pays unifié, il faudra choisir sa langue et éviter de se retrouver comme en Belgique.

    La Bretagne a perdu son âme, la population est remplacée par des gens qui n’ont pas la culture bretonne et qui arrivent avec leur argent pour tout acheter principalement sur les côtes ( 75% de résistances secondaires).

    Vivre dans un pays indépendant au coeur de l’Europe, oui !

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  9. La Bretagne s’arrête tout au plus à la Loire où trônait le château des Ducs ( ne parlons pas de Anne de Bretagne dont la mère était béarnaise, et mariée au plus offrant).
    En cas de rattachement il faudra donc arrêter la fusion à la Loire et rattacher le sud du département à la Vendée avec laquelle la culture est la même.

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  10. Il y a bien deux capitales :
    Rennes, capitale politique (histoire) et culturelle (ancienne université, presse régionale)
    Nantes, capitale politique (histoire) et économique

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